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La dorure, l'argenture et la laque bleue sur fond argent furent appliquées par le peintre doreur Daniel Aubert dont le mémoire particulier n'est pas conservé, mais dont l'intervention est attestée par le Répertoire des dépenses faites au Garde-Meuble de Monseigneur le Comte d'Artois pour l'année 1778. La redécouverte des sièges de Bagatelle nous aide à restituer avec précision l'image d'une expérience esthétique étonnement d'avant-garde.
Il convient de souligner le caractère exceptionnel de l'équipe réunie pour la réaliser autour de François-Joseph Bélanger. Dessinateur au service des Menus-Plaisirs du Roi dès 1767, ce dernier y avait donné les projets des montures qu'exécuta en bronze Pierre Gouthière pour les vases en marbres rares du duc d'Aumont.En 1769, il réalisa le projet du serre-bijoux que Louis XV offrit à Marie-Antoinette à l'occasion de son mariage avec le Dauphin.
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Détail de l'une des 2 chaises (Cliquez pour agrandir)
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Pour ce dernier devenu roi, il dessina en 1774 l'étonnant carrosse destiné à son sacre à Reims l'année suivante. Bélanger devint Premier architecte du comte d'Artois en mars 1777. Ce fut néanmoins au sein des Menus-Plaisirs qu'il recruta une partie des artistes qui collaborèrent à Bagatelle, au nombre desquels il convient de distinguer Daniel Aubert. Sa spécialité principale était le décor des voitures. Ce peintre-doreur au talent éblouissant, directeur de l'Académie de Saint-Luc en 1764, avait été chargé du décor verni du carrosse du sacre de Louis XVI déjà cité. |
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La chambre du comte d'Artois à Bagatelle devint vite célèbre. Le prince autorisa les visites du château par les amateurs et les curieux, pour lesquels des billets d'entrée furent imprimés. |
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Séquestré par le Gouvernement Révolutionnaire, l'ensemble du mobilier fut dispersé sur place en octobre et novembre 1793. Le souvenir de la beauté du lieu resta cependant gravé dans les esprits.
En 1807, un article de la Gazette de l'Amateur des Arts en commente le charme et rappelle : |
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"Dans les appartements supérieurs on remarquait une chambre à coucher en forme de tente, dont les draperies étaient supportées par des faisceaux de lances surmontés de casques. Cette décoration, qu'on a souvent imitée depuis, était alors d'un genre tout nouveau".
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Jean Nérée Ronfort
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Jean Dominique Augarde
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31.VIII.2000
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